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ASSOCIATI0N MAROCAINE DES PROFESSIONNELS ET
DES SCIENTIFIQUES DE QUÉBEC

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Le jeudi 16 mars 2006

Le vin rouge protège les gencives
Marie Caouette
Le Soleil

Le vin rouge protège contre les maladies des gencives! Une professeure et chercheure de l'Université Laval, Fatiha Chandad, a découvert que les polyphénols contenus dans le vin préviennent la multiplication des radicaux libres et réduisent la destruction des tissus des gencives. Environ 65 % de la population de plus de 50 ans est affectée par une maladie parodontale.

Jusqu'ici, Mme Chandad a utilisé des extraits de vin rouge enrichis de polyphénols, fournis par une firme française, pour ses expériences in vitro sur des cellules humaines. En entrevue hier matin, elle affirmait qu'elle ne peut transposer cela en un nombre déterminé de verres de vin. Impossible donc de quantifier la consommation quotidienne qui protégerait adéquatement contre la gingivite, par exemple.

La nouvelle a toutefois déjà fait le tour du monde depuis que Mme Chandad a présenté ses résultats à un congrès de l'Association américaine pour la recherche en santé dentaire, à Orlando (Floride), en fin de semaine dernière. De retour dans son bureau sur le campus, la chercheure, qui enseigne depuis 15 ans à la faculté de médecine dentaire de l'Université Laval, est sollicitée de toutes parts. Le New York Times, la BBC, CNN, pour ne citer qu'eux, s'intéressent à ses travaux.

D'autres aliments, dont la canneberge, ont aussi pour effet de réduire le nombre de radicaux libres produits par les bactéries parodontopathogènes, indique-t-elle encore. Mais dans le cas de ce petit fruit abondant au Québec, l'effet n'est pas aussi marqué que celui des polyphénols du vin, a constaté la professeure Chandad, qui préfère «se concentrer sur les aliments qui ont un bon potentiel».

Elle a aussi écarté le thé vert, bien qu'il libère lui aussi des polyphénols qui ont la propriété bien connue de tuer les cellules cancéreuses; son utilité est moins intéressante dans le cas des maladies des gencives, dit-elle, puisqu'il risque de tuer aussi des tissus sains essentiels au soutien des dents.

Cela fait trois ans que le Dr Chandad examine les effets du vin sur les maladies des gencives. En 2003, elle avait présenté des résultats partiels lors d'une rencontre internationale à Honolulu.

La poursuite de cette recherche dépend des fonds que lui attribueront les organismes subventionnaires, disait-elle. Il reste à tester le modèle sur des souris, puis des hommes... Il lui faudra alors 200 volontaires, dont certains affectés de dégénérescence des gencives.